Douleurs cervicales après 30 minutes de vélo. Mains engourdies dès les premiers kilomètres. Lombaires en feu au retour de chaque sortie. Ces symptômes, je les entends chaque semaine en atelier. La cause ? Souvent la même pièce négligée : la potence. Si vous cherchez des composants pour tester différentes configurations à moindre coût, sl-sport-equipments.com propose des potences d’occasion contrôlées. Mais avant d’acheter, comprenez comment cette pièce modifie radicalement votre position sur le vélo.
Potence vélo : le pivot de votre position
Imaginez le réglage du siège et du volant dans une voiture. Deux centimètres de décalage suffisent à transformer un trajet confortable en calvaire. La potence joue exactement ce rôle sur votre vélo. Elle détermine la distance entre vos mains et votre bassin, donc l’angle de votre buste et la tension dans votre nuque.
Potence : définition rapide
Pièce métallique reliant le guidon (cintre) au tube de direction du cadre. Elle détermine la distance et la hauteur de vos mains par rapport à la selle.
Quand la potence est trop longue, vous vous étirez vers l’avant. Les bras tendus, le dos courbé, la nuque relevée pour voir la route. C’est épuisant. À l’inverse, une potence trop courte vous ramasse sur vous-même : les épaules remontent, les poignets encaissent tout le poids. Pas mieux.

L’objectif d’un bon réglage ? Selon une étude biomécanique 2025 BicyTrust, il faut viser 60 % du poids sur la selle et 40 % répartis entre guidon et pédales. Cette répartition soulage les points d’appui et préserve vos articulations sur la durée. La potence est l’un des leviers principaux pour y parvenir.
Longueur, angle, hauteur : les 3 réglages qui changent tout
Mon opinion tranchée : 80 % des problèmes de confort que je diagnostique viennent d’une potence trop longue conservée d’origine. Les fabricants montent des potences standards pour des gabarits moyens. Si vous mesurez moins d’1m75, vous héritez probablement d’une position inadaptée.
Trois paramètres définissent le comportement de votre potence. Chacun modifie votre posture de manière distincte. Le récapitulatif ci-dessous synthétise leurs effets opposés selon que vous choisissez une valeur courte/basse ou longue/haute.
| Paramètre | Valeur courte/basse | Valeur longue/haute | Impact posture |
|---|---|---|---|
| Longueur | 60-80 mm | 100-120 mm | Buste plus ou moins penché vers l’avant |
| Angle | 6° (plongeante) | 17° (relevée) | Hauteur des mains par rapport à la selle |
| Hauteur | Peu d’entretoises | Entretoises empilées | Position générale du poste de pilotage |
Selon les recommandations Origine Cycles par discipline, les longueurs standards se situent entre 90 et 110 mm sur vélo de route, 60 à 80 mm en gravel, et moins de 60 mm en VTT. Ces écarts reflètent des positions fondamentalement différentes. Le gravel privilégie le contrôle, le VTT la maniabilité, la route l’aérodynamisme.
Erreur fréquente à éviter
Conserver la potence d’origine sans vérifier son adaptation à votre morphologie. Sur un vélo taille M, la potence standard de 100 mm convient à un cycliste d’1m75-1m80. En dessous, elle est souvent trop longue.
En atelier, je constate régulièrement que des cyclistes conservent la potence d’origine sans l’adapter à leur morphologie. Résultat : une position trop étirée qui génère des tensions cervicales dès les premières sorties longues. Ce problème est particulièrement fréquent chez les cyclistes de moins d’1m70 sur des cadres standards. C’est difficile à chiffrer précisément, mais sur mon échantillon, c’est la majorité des cas.
Certains préfèrent directement opter pour un vélo confortable style hollandais avec géométrie adaptée. Cette solution radicale évite les ajustements complexes si le confort prime sur la performance.
Comment choisir ou ajuster votre potence
Exemple concret : Marc, cycliste urbain de 45 ans mesurant 1m65, souffrait de douleurs aux trapèzes après son vélotaf quotidien de 8 km. Diagnostic : potence de 100 mm sur un cadre trop grand pour lui. Solution : remplacement par une potence de 80 mm avec angle de +17°. Résultat : disparition des douleurs en deux semaines. Pas de magie. Juste de la géométrie.

Une analyse du guide technique Matériel Vélo confirme qu’une potence mal adaptée peut causer des douleurs au niveau des épaules, des poignets et du dos. Le diagnostic part toujours des symptômes. Où avez-vous mal ? La réponse oriente directement vers l’ajustement nécessaire.
Quel ajustement potence selon vos douleurs ?
- Douleurs cervicales ou nuque tendue :
Potence plus courte (−10 à −20 mm) OU angle plus relevé (+6° à +17°). Vous êtes trop étiré vers l’avant.
- Mains engourdies ou pression excessive sur les paumes :
Potence plus longue (+10 mm) OU angle plus plongeant. Votre poids est trop concentré sur l’avant.
- Douleurs lombaires persistantes :
Vérifier d’abord la hauteur de selle, puis envisager une potence plus courte si le problème persiste.
La formation officielle FFC sur le positionnement insiste sur les réglages mécaniques basiques comme première étape avant toute intervention professionnelle. Vous pouvez agir seul. Voici comment procéder.
Protocole ajustement potence en 5 étapes
- Mesurer l’entre-axe actuel (centre potence → centre cintre)
- Identifier vos symptômes : cervicales = trop long, mains = trop court
- Tester une variation de ±10 à 20 mm sur la longueur
- Ajuster l’angle si nécessaire (relever pour position plus droite)
- Valider sur 2 à 3 sorties de 30 km minimum
L’erreur que je vois le plus souvent ? Modifier plusieurs paramètres en même temps. Changez une seule variable, roulez, évaluez. Puis ajustez si besoin. Cette méthode progressive évite de perdre vos repères et permet d’identifier précisément ce qui fonctionne pour votre morphologie.
Un changement de ±10 mm de longueur représente environ 1 à 2 cm de reach ressenti. Ça paraît peu. En réalité, ça transforme complètement l’appui sur vos mains et l’angle de votre dos. Testez avant d’investir dans une étude posturale à 150 €. La réponse à vos douleurs se trouve peut-être dans cette pièce de quelques centimètres.
