Cyclisme : comment les équipes se protègent-elles contre le dopage ?

Cyclisme

Publié le : 19 mars 20235 mins de lecture

Depuis l’affaire festina, il y a une vingtaine d’années, l’application des règlements concernant le dopage a été de plus en plus stricte. La lutte antidopage a donc été entamée dans le monde du cyclisme. Les équipes doivent obligatoirement se protéger contre cette pratique illégale. Découvrez quelles sont les mesures mises en place pour les aider dans cette tâche.

Les mesures mises en place par les autorités antidopage

Dans le cyclisme, comme dans tous les autres sports, la lutte contre le dopage est primordiale. Les institutions commencent par prendre des mesures préventives. Ces mesures préventives aident déjà énormément les équipes de cyclistes à lutter contre le dopage. Il y a également les contrôles antidopage qui sont effectués par l’AFDL, l’Agence Française de Lutte contre le Dopage. Les cyclistes participant à des compétitions internationales, départementales, nationales ou régionales doivent obligatoirement passer par ces contrôles antidopage. Ceux qui participent à des entraînements pour se préparer à l’une de ces compétitions sont aussi obligés de passer par ces tests. Le test antidopage peut consister en un simple prélèvement d’échantillon d’urine ou de sang de la personne ou un examen médical complet. Les cyclistes ne présentant aucune substance dopante interdite par l’AMA, l’Agence Mondiale Antidopage, pourront participer sereinement aux compétitions. Ceux qui n’auront pas passé le test vont obtenir des sanctions disciplinaires ou pénales. Le site TotalVelo vous donne toutes les actualités nationales et internationales concernant le cyclisme. Cliquez sur le lien pour accéder à ce site.

Le passeport biologique

Il y a dix ans, le passeport biologique a été instauré dans le monde du cyclisme pour lutter contre le dopage. En termes simples, le passeport biologique est constitué de l’historique de tous les tests effectués sur un cycliste. Ce sont les entités en charge de la lutte antidopage qui s’occupent de stocker ces données. Tous les coureurs doivent avoir un passeport biologique impeccable auprès de ces institutions. C’est vraiment très pratique pour aider les équipes de cycliste à lutter contre la prise de produits dopants. Simplement savoir que les moindres changements dans les résultats des tests sanguins seront constatés immédiatement est très dissuasif. De plus, la façon d’effectuer les tests est efficace. Juste après la fin de la course, les commissaires vont désigner huit cyclistes qui vont passer un contrôle antidopage. Ils seront surveillés en permanence pour empêcher l’absorption de toute substance qui pourrait masquer les produits illicites. Personne ne sera assez bête pour prendre encore des substances illégales avant de courir en sachant cela. Bien qu’elles ne soient pas encore à 100 % efficaces, ces mesures antidopage ont été, jusqu’ici, suffisantes pour assainir le cyclisme.

Les substances interdites

D’après le Code du Sport, article L.232-9, le dopage consiste à absorber des substances chimiques dans le but de modifier artificiellement les capacités d’un sportif. En effet, elles sont interdites durant un événement sportif encadré par une fédération, un événement sportif international ou encore lors des entraînements de préparation à ces compétitions. D’après l’AMA, les substances interdites à ce jour sont les hormones de croissance, les modulateurs hormonaux, les facteurs de croissance, les hormones peptidiques, les narcotiques, les stimulants, etc.

Il existe quand même quelques exceptions qui vont permettre à un coureur de prendre une substance normalement interdite par l’AM si ce dernier a reçu une autorisation venant des entités responsables. Il peut s’agir d’une autorisation d’usage strictement thérapeutique, car l’état de santé du coureur requiert l’utilisation de la substance. Dans ce cas, les substances et les méthodes utilisées doivent être fixées par un arrêté du ministre des Sports ou l’AFLD. L’autorisation sera livrée avec quelques conditions. Parmi ces conditions, il est mentionné que le coureur ne peut consommer la substance que s’il risque de subir un préjudice de santé significatif s’il n’en consomme pas et que cette substance ne produit pas d’amélioration au niveau des performances du sportif.

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